Une infrastructure civique, pas un réseau social de plus
Article 6 aide chacun à se situer sur les grands sujets, comprendre les désaccords, publier une contribution utile et suivre ce que deviennent les décisions publiques — sans devoir afficher une étiquette partisane.
Pourquoi « Article 6 »
« La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs représentants, à sa formation. »
Ce droit fait partie du bloc de constitutionnalité : il est en vigueur aujourd'hui. Entre deux élections, presque personne ne l'exerce — faute d'endroit pour le faire. Nous ne réclamons pas une nouvelle République : nous prenons au mot celle qui existe.
Ce que nous faisons
- Des questions mesurées, relues pour être équilibrées, avec un argument favorable et un argument défavorable de longueur comparable.
- Des résultats honnêtes : toujours « les participants à cette question », jamais « les Français pensent » — l'échantillon est volontaire.
- Des débats structurés : chaque contribution annonce sa fonction (argument, objection, nuance, expérience, source, alternative).
- Des propositions amendables qui émergent par leur utilité reconnue, y compris par ceux qui ne sont pas d'accord.
Ce que nous refusons
- Le fil infini, les tendances virales et la publicité ciblée.
- Les scores idéologiques et les étiquettes partisanes attribuées d'office.
- Les faux participants, faux votes et faux débats : tout contenu automatisé est étiqueté comme tel.
- Toute vente ou transmission de vos opinions — des données sensibles, protégées par conception : votre identité et vos réponses sont séparées dans nos systèmes.
Nos principes non négociables
- Une personne, une voix
- Les abonnés, l'ancienneté ou le statut ne modifient jamais le poids d'une réponse.
- Désaccord sans humiliation
- On s'oppose aux idées, jamais aux personnes.
- Utilité distincte de l'accord
- Reconnaître qu'une contribution éclaire le débat n'oblige pas à être d'accord.
- Transparence de la mesure
- Effectif, période et limites accompagnent chaque résultat.
- Protection par défaut
- Réponses privées par défaut, visibilité choisie, export et suppression simples.
- Traçabilité
- Corrections éditoriales, modération et usages de l'IA sont documentés.
Registre des usages automatisés
Aucun faux participant, faux vote ou faux débat — jamais. Les usages d'intelligence artificielle sont limités, documentés ici et toujours sous contrôle humain :
- Veille éditoriale : une IA suggère des sujets d'actualité à l'équipe éditoriale, avec sources. Chaque sujet est accepté, reformulé ou rejeté par un humain, et chaque question passe par la revue éditoriale avant ouverture.
- Résumés de textes de loi : sur les fiches « À l'Assemblée », une IA rédige un résumé (ce que propose le texte, ce qu'il changerait, qui est concerné) à partir des seuls documents officiels — exposé des motifs, articles, synthèse de la commission — sans jugement ni fait extérieur. Le résumé porte un label visible, indique s'il a été relu par l'équipe, et les documents sources restent affichés à côté. Responsable : l'équipe éditoriale d'Article 6.
- Aide à la rédaction : un membre peut s'aider d'une IA pour rédiger un texte ; le texte porte alors un label visible et l'auteur en reste responsable.
Indépendance
Article 6 est en construction ouverte : le code est public, sous licence AGPL. La plateforme est indépendante de tout parti, mouvement ou candidature — une charte d'indépendance et une gouvernance pluraliste seront publiées avant l'ouverture, avec une procédure publique de conflit d'intérêts.